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Les Connexions au Vivant

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Ce billet est la copie de mon post FaceBook publié le 23 février 2023

En cette vaste bouffée délirante à ciel ouvert, où coexiste apparat et réalité, autolyse et survie, hubris et abnégation, nos sociétés semblent manifester les prémices de leurs obsolescences. Les temps sont cycliques, et les civilisations rompues laissent place à de nouvelles. Toutes les richesses que nous avons acquises, de connaissances, de créativités ou d’échanges, qui permirent d’assurer notre survie et un certain confort matériel, semblent révéler nos carences inavouées et leur terrible fuite en avant.

En fond, un courant enfle, une future révolution qui peu à peu, en réponse, à nous se propose: celle de la Conscience. Une évolution impliquant une refonte radicale de l’existant, faisant éclore une population considérant ses erreurs passées, ses mauvaises décisions, et repensant ses fondements par une réelle sagesse où la protection sine qua non du vivant serait omniprésente, où tous les règnes, Minéral, Végétal et Animal, seraient préservés de notre déraison, et de notre cruauté. Un collectif conscient de son hyposensibilité, de son hypoxie, de ses valeurs intrinsèquement humaines à retrouver, de sa structure sociétaire, de sa consommation et ses moyens de production à réviser en profondeur.

Partout, des initiatives en ce sens se déploient. Parmi elles, entre autres, celle de Loic Le Meur. Un entrepreneur français, pionnier du Web au début des années 2000, qui fut happé durant près de 5 ans en plein coeur de la forêt Amazonienne, à une singulière initiation à la médicina, cumulant intensément Dietas, Vision-Quests, cérémonies et autres savoirs ancestraux qui le transformèrent à jamais, par une conscience élargie et, in extenso, une haute sérénité. De retour, il fonda PAUA.life afin de relier, et non plus opposer, deux concepts majeurs “Ancient & future Technologies”:

“Nous avons l'opportunité de réintégrer les connaissances anciennes dans notre civilisation moderne pour créer un nouveau récit pour l'humanité qui offre une vision positive de l'avenir de notre civilisation. Paua est la création de connexions entre le monde matériel et les royaumes spirituels, tout en offrant une exploration dans un large gamme de connaissances anciennes. Paua explorera l'avenir du Web3, du metaverse et de l'IA ainsi que comment la conscience peut être la base fondamentale pour conduire des affaires, des applications et la transformation de soi. Nous offrons un espace aux personnes visant les mêmes esprits pour se réunir, pour rêver de notre avenir, pour activer leur but de vie et se rappeler de la responsabilité que nous avons en tant que gardiens de cette planète.”

Les drones, originaires du domaine militaire tombés dans le civil, ont commencé à prendre pied en certains secteurs. Dans l’audiovisuel, pour tous les plans aériens qui nécessitaient la mobilisation d’hélicoptères ou autres moyens importants, aujourd’hui ces drones s’y sont substitués comme solution moins coûteuse, infiniment plus pratique et, surtout, beaucoup plus écologique. Idem dans le secteur de l’expertise de bâtiments, où un entrepreneur comme Vincent s’est saisit de cette innovation pour fournir de précis diagnostiques immobiliers et topologiques, grâce à de petits et puissants aéronefs tenant dans quelques valises.

Outre quoi, ces avancées technologiques sont considérables, tout en réduisant nos impacts sur l’écosystème, leurs applications n’en sont qu’à leur début. En fevrier dernier sortait une publication de l’ERC évoquant les bénéfices majeurs des drones dans les soins d’urgences, par l’apport de matériel médical: DEA, anticonvulsivants, antihistaminiques, etc.

Vous le savez, durant près de 18ans j’ai été engagé en une activité de prompt secours, en qualité de secouriste puis de formateur. Mes ami.e.s, certains d’entre vous m’ont transmis ce savoir précieux, technique, théorique, pratique ou pédagogique. Pansant au mieux, à vos cotés, les giclées de sang, les os brisés, les malaises saturés et la détresse traversée, ainsi qu’en formant le grand public ou les futures flottes d’équipier.e.s, tandis que, parallèlement, ma formation professionnelle m’emmena à accéder aux plus grands services et laboratoires de la région (Hematologie-Hemostase, Neurovasc, Réa, etc.). Alors, comme vous, je sais les drames qu’un délai trop long dans une prise en charge peut engendrer, et comment les drones pourraient y pallier.

Ils pourraient même remodeler notre système médical actuel, permettant un maillage en des zones désertées ou inaccessibles, livrant un traitement ou matériel nécessaire sur place, mais également, on peut l’imaginer, transporter des échantillons biologiques pour analyse, ou bien déposer des Cogniscans, des EEG/ECG miniaturisés où il y aurait besoin.

Ce changement est à notre portée. Malgré ça, depuis 2014 nos sociétés l’ont ignoré, préférant orienter cet outils pour le contrôle de la population (cf. Chine), l’escalade militaire, la livraison de fastfood ou la livraison de commandes Amazon dont nous connaissons l’impact écologique délétère.

Toutefois, je suis convaincu que cette opportunité sera saisie. De part son accessibilité. J’ai vu plusieurs châssis de drones imprimés au Fablab Robert-Houdin, et avec quelle facilité un tel projet pouvait prendre forme. Et d’autre part, les appuis du secteur privé (similaire à PAUA) qui, par ses prises de conscience émergentes, désinvestiront le superflu et la nocivité pour alimenter d’autres directions plus alignées à un monde toujours plus conscient, lucide de ses conséquences, de ses choix et ses défis.

A mes ami.e.s...

Notre civilisation c’est édifiée sur une succession de révolutions: cognitive, de sédentarisation, industrielle puis numérique. Le développement de cette dernière se lova, conjointement, à celui de notre génération. Nous qui, la dizaine d’années fraîchement passée, codions nos premières lignes de Pascal sur nos Amstrad1512, qui fûmes témoins direct de la loi de Moore par la croissance, exponentielle, de la capacité des processeurs que nous usions, 486DX, P100, 133, PII, PIII, ainsi que tout ceux qui suivirent, et, plus que tout, qui vîmes se déployer sous nos pieds un nouveau continent étendu à l’infini, vierge de toute emprise et de toute hypoxie, nous entrevoyions, par sa colossale force de frappe computationnelle et connective, la profonde évolution que le réseau des réseaux allait enfanter, et ainsi remodeler l’existant comme jamais.

Luttes

Dans un ultime réflexe de survie, l’ancien monde en décomposition devant nous se dressa, et lâcha sa horde affamée sur notre utopie fraîchement bâtie. Omniprésent en tout lieu médiatique, vociférant à l’envie les pires sophismes comme vérité irréfutable, ces êtres évidés aimaient comparer notre espace de liberté, d’échange inconditionnel et d’humanité à un infâme far-west, où les pires perversions seraient norme, où l’immondice serait promu et, où chaque millimètre de cet éther serait l’expression de tous les dangers. Inévitablement, une lutte s’amorça. Ils tentèrent de contrôler la connexion de tous, afin de contrer le flux de contenus copyrightés qui, sur la toile, non pas se raréfiaient mais se décuplaient invariablement, plutôt que d’oeuvrer à une licence globale prise en charge par l’Etat permettant un levier culturel français sans précédent. Sous couvert de vouloir combattre la pédocriminalité et le terrorisme, ils cherchèrent à établir une surveillance de masse plutôt que de renforcer les cellules gouvernementales qui, par un suivi ciblé, bataillent quotidiennement à ce noble sacerdoce. Non, les priorités de ce monde dépassé ne furent jamais d’accompagner l’élaboration de cet endroit intrinsèquement démocratique et horizontal, mais bien de l’annihiler.

Dépossession

Avec le temps, la toile se densifia, se structura et constamment se développa. De nouveaux usages, d’inattendues tendances et de fraîches optimisations aménagèrent le virtuel. Nos années de lycées furent l’incarnation de Hackers et Seconde B mêlées. Le soir venu, notre salon IRC restait une extension de nos espaces conversationnels, de notre brasserie habituelle, du self de notre bahut ou de la cour de récréation. Chacun de nous hébergeait son serveur FTP, permettant de glaner ou de céder, chez les uns et les autres, quelques pépites nouvelles ou d’originaux agencements. L’étayage d’un tel lacis numérique s’opéra par un savoir technique que, progressivement, nous amassions de façon autodidacte, par nécessité, sans aucune prétention. Peu à peu, la société entière se saisit de cette révolution, et initia à une refonte complète, se délestant de la technophilie pour un frontispice, un visuel indéniablement plus accessible pour tout profane, par la floraison massive de blogs, de podcasts, forums et autres. Par ses pionniers, plusieurs lignes semblaient se dégager. A travers les événements, conférences et interviews, ces figures tel que Loic Lemeur, Richard Stallman, Benjamin Bayart ou Tristan Nitot exposaient leurs visions, des plus libérales aux plus collectivistes. Pourtant, d’autres courants de fond semblaient déjà être actés.

Parallèlement où une fièvre enflamma les esprits: La “révolution Start-up”, qui promptement s’effondra sous son propre poids et sa substantielle démesure, nous vîmes la pluralité se faire entièrement absorber par un colossal monopole. L’exemple le plus flagrant étant nos habituels moteurs de recherche, tel que Lycos, Altavista et d’autres, broyés à jamais par un Google devenu Gold Standard en son domaine.

Putréfaction

Ils ne sont, encore aujourd’hui, qu’une poignée de multinationales à se partager le Web. Tout autres espaces aux alentours furent dépeuplés, asséchés, puis phagocytés. La navigation en cette immensité réduite, tristement, à l’unique port quatre-vingt et quelques plateformes limitantes.

Nous vîmes leur attraction aspirer la masse, par la facilité et l’illusion. Ils devinrent d’incontournables extensions à notre réel. Facebook, Twitter, Youtube, depuis, devenus une de nos reliances humaines, notre agora et notre corps social.

Puis, subitement, ce reflet de notre réalité vit émerger ses monstres. Une ruée abominable de Trolls, Bots, vils officines et sombres groupuscules enflait en nos espaces, de façon démultipliée, jusqu’à sa saturation. Avec eux, la pourriture prit pied, la haine, la moquerie, le jugement et l’inhumanité infectèrent, sans aucune retenu, tout échanges, toutes bienveillances, toutes bienséances, toutes beautés et tout espoirs tissés.

A ces omniprésentes vasières, s’y greffa le délire de l’égo. Porté au nu par d’immodestes influenceurs.ses, un culte de l’apparat emplie de fausseté et de vide qui inonda les esprits, nos références puis, la société. La perception d’un réel lissé, estropié de tout relief, par l’ajustement de filtres successifs, où même les concepts, les termes et les idées furent travesties.

Initialement, était désigné.e de Geek chaque marginalisé.e cumulant une obsession dévorante pour la technologie, l’informatique et l’électronique, une vie sociale de no-life coupée de tout public, ainsi qu’une soif insatiable à comprendre, désassembler, réagencer, détourner, hacker, disséquer et réinventer non-stop le software, le hardware ou tout sujet observé. Amputé de ce sacerdoce et cette expertise, depuis ce qualificatif s’est vu enorgueilli à la merci de tristes personnages étrangers à quelconque code ou fer à souder, dont l’unique talent réside en l’accumulation immodérée et astronomique de figurines ou tout autres gadgets laissés sous emballage, et fièrement étalés.

Une à une, nous avons sentis les richesses s’échapper: La diversité, la créativité et la liberté se sont vu avaler, uniformiser, néo-capitaliser et, plus que tout, centraliser. La seule raison de ces quelques lignes, que je vous devais, mes ami.e.s, était de vous livrer mes convictions sur la nature de ces lieux asphyxiés.

Souveraineté numérique

A cette longue nécessaire mise en abîme se succèdent d’évidentes considérations. Comment, alors que tous avions déployé nos parcelles personnelles (sites, blogs, podcasts, etc.) chez des hébergeurs que nous connaissions ou auto-hébergé, que nous avions appris à bâtir et mettre en forme nos univers de A à Z, oui, comment en est-on arrivé à délaisser ce contrôle et cette précieuse indépendance pour quelques plateformes privées aux valeurs éthiques, que nous savons, relatives ?

La facilité, surement. Une bascule qui permit aux GAFAM de rafler, en leurs filets, l’Humanité. Or, cette simplification n’était pas du clef-en-main, mais du pré-mâché. Car, il n’est question, finalement, que de renseigner quelques champs par nos contenus personnels en des cadres pré-établis, limités par ces structures et leurs intérêts. Mais de cette accessibilité et une fausse gratuité jaillit le danger que personne n’accepte de voir: l’infini pouvoir cédé. Le poids de ces réseaux sociaux, plateformes de vente en ligne et autres systèmes est tel qu’il ne fait pas d’eux de simples carrefours, mais d’irrépressibles points névralgiques, des centres si magnétiques qu’ils en courbèrent la toile jusqu’à sa minitelisation. Leurs fleuves et leurs montagnes de DATAs emmagasinées sont vertigineux.

“M’en fout, moi j’ai rien à cacher” me répondrez-vous. Bien, mais en êtes-vous si sûr ? Faisant volontairement fi de la notion d’intimité, nous pouvons toutefois entrevoir un potentiel risque totalitaire. Imaginez, sans même parler de dictature, que nos gouvernants, pour quelconques raisons, opèrent un glissement politique faisant passer le principe de sécurité au-dessus de nos libertés. Dès lors, pensez aux outils de surveillance possiblement mis en place, géolocalisation, reconnaissance faciale qui pourrait se coupler aux comptes Facebook, Twitter, Instagram ou Youtube de la population, devenant bien pire qu’une dystopie, un enfer. Afin de jauger le pouls de ce genre d’éventualité, les combats de la Quadrature du Net sont une référence.

Mes espoirs, mes cher.e.s ami.e.s, vous les connaissez déjà, je ne vous les ai que trop exagérément radotés. Nos réseaux sociaux, ainsi que tout autres outils de communication, devraient inconditionnellement être ouverts et décentralisés. Chaque groupe, communauté et individu devrait pouvoir déployer sa propre instance. Comprenez, la contagion actuelle de censure politique ou personnel de ces canaux est intrinsèque à l’architecture de ces mastodontes. Idem pour ce qui est de nos échanges privés, nous devrions systématiquement les crypter.

A vous donc, mes ami.e.s utilisant tout comme moi Facebook, Twitter & Co., cet article n’est voué qu’à vous armer d’un cheminement et d’une conviction. Car la période actuelle laisse entrevoir certaines évolutions. Déjà, une forme de contournement. Sur Discord, l’on vit fleurir un nombre croissant de serveurs aux thèmes étrangers (Politique, développement personnel, etc.) à sa vocation initiale, le gaming. Ensuite, les prises de conscience. Par réactions aux changements de politiques radicales de ces quelques groupes, nous fumes témoins de la masse d’utilisateurs migrants vers des solutions plus “démocratiques”. La polémique WhatApp qui fit migrer beaucoup d'utilisateurs se sentant trahis vers Signal ou Telegram. Ou, le récent rachat de Twitter qui fit opérer une colossale migration d’un pan complet de ses utilisateurs vers Mastodon.

Toutefois, entendons-nous bien, nulle question ici de confondre le secteur privé, ses innovations et les solutions structurelles qu’il puisse livrer, mais bien de s’opposer à toutes dérives et toutes toute-puissances. Devenant empires, sans éthique ni humanité, ces léviathans devraient naturellement être retrocédés au collectif.

Google Wave fut, à mes yeux, un excellent exemple d’initiative incarnant un sain équilibre entre structure privé et pouvoir personnel de ses utilisateurs. Car, en plus d’avoir été un très bon réseau social, son code source laissé libre permettait à quiconque de pouvoir installer son instance personnelle.

Alors, mes cher.e.s ami.e.s, je terminerais ce post sur une espérance. Tandis que, par ses agglomérats d’oligopoles en roue libre, le web commence à montrer ses limites et sa fin, une nouvelle bouffée d’oxygéne commence à s’imposer. Cette prochaine évolution, inespérée et inévitable, refondra l’existant sans précédent. Comme un serpent faisant peau neuve, le Web 3.0 sera fondamentalement décentralisé, crypté et horizontal. Reposant sur les principes de blockchains, il permettra par ses fondations de laisser place à l’échange et le partage beaucoup plus librement. Rajoutez-lui les couches de crypto-monnaies, d’intelligence artificielle et vous aurez l’écosystème possible de ce 21éme siécle. La question restante est, que ferons-nous de ce inestimable dessein ? Et, surtout, avec cette précieuse opportunité, est-on encore capable de garder notre pouvoir personnel sans l’abandonner à des entités assoiffés de données personnelles?

“Internet perdait peu à peu son statut de fenêtre sur le monde pour devenir un outils de contrôle. Une nouvelle économie naissait. Nous en serions la matière première. Le nouveau monde bousculait tout: nos échanges, nos droits, notre vie privée. Préserver sa vie privée à l’ère de l’exposition de soi est un acte révolutionnaire…” Satoshi - Inventeur du Bitcoin

Pour aller plus loin

L’appropriation de connaissances, qu’au fil de notre existence nous amassons, fait partie d’un des processus clef à nos conditions terrestres. Plus ou moins conscientisé, le choix de l’outil pour cette tâche est infléchie par les affinités de chacun : Enregistrement audio, prise de notes papier ou numérique. Différents supports permettant d’y recueillir, défraîchir, synthétiser et s’accaparer des cours, des formations effectuées, ses lectures, des idées, des créations d’articles, ou autres savoirs qui traversent nos vies professionnelles ou personnelles.

Obsidian

Ces dernières années ont vu émerger un concept, sortant du lot par son optimisation et le potentiel qu’il promet: Le “second cerveau”.

Biensur, il est nullement ici question de considération intestinale mais plutôt d’analyse, de collecte d’informations, d’agencement et de liaisons entre ces dernières. Le principe original de cet outils est d’édifier un immuable espace de stockage capable d’organiser les données engrangées optimalement et, surtout, de permettre des interconnections entre elles, tout comme le cortex pourrait les traiter. Initialement conçu au format papier, cet instrument sur feuillets fut supplanté par l’arrivée de sa forme numérique. Par leur popularité, deux logiciels sortes du lot: Notion et Obsidian. Il sera donc, ici, question de vous exposer différents éléments sur ce dernier, à l’unique raison que je l’utilise.

Il y a quelques mois maintenant, l’idée fut de dénicher un outils me permettant de rassembler la masse de fiches de lecture étalées sur différents supports, de trouver un endroit où stocker les synthèses de la formation que j’allais commencer, d’un espace pour écrire mes articles et autres notes. Alors Obsidian sonnait comme une évidence.

Plusieurs avantages me l’ont fait adopter. Le premier point positif est que, contrairement à tous les outils online stockés sur des clouds GAFAM posant des soucis majeurs de confidentialités et de vulnérabilités, sur Obsidian tout est stocké sur le disque dur, permettant de conserver tout le contenu, par exemple, sur son BCKUP(ce que j’ai fait). Ensuite, le langage utilisé pour ces fichiers texte est Markdown, avec la simplicité et la compatibilité qu’on lui connait. De plus, ce choix de langage étant le même que pour VenC, il est donc faisable directement d’exporter vos articles rédigés sur votre blog. Enfin, le fait que le coffre (contenant de vos notes) soit un simple répertoire, offre une complète liberté afin de modeler à sa guise la structure de cet espace.

L’autre fonction caractéristique, mimant la structure neuronale, est l’établissement de rétroliens entre éléments communs aux différents articles. Permettant de proposer graphiquement une carte de toutes les connexions forgées entre les notes. Le visuel de l’ensemble de ces liens servant au constat de certaines liaisons insoupçonnées et, ainsi, participant directement à la conscientisation de nouveaux concepts.

Nouveau pharmakon

Depuis la révolution cognitive notre espèce s’est, pour le pire et le meilleur, munit d’outils matériels démultipliant sa survie et son confort. Par le déploiement de l’agriculture, la sédentarisation, l’industrie puis le numérique, notre qualité de vie fut enrichie par cette surabondance d’artifices que nous avons, en notre quotidien, pleinement fait notre.

Comme tout pharmakon ces exosomatisations renferment leurs bénéfices indiscutables mais également de non-négligeables travers. Nos smartphones, internet, les traitements médicamenteux, nos véhicules et tout le reste semble si évidement ancrés à nos vies, devenant, comme, des excroissances de nos corps et nos esprits. L’exemple-type est celui du correcteur orthographe intégré à l’interface de nos mails et autres messageries. Quand il est nécessaire de rédiger un message sans ce service, une hausse significative de dysorthographie se révèle, et nous permet de conscientiser à quel point le transfert involontaire d’une part de nos compétences peut s’opérer, par l’appui et l’aisance de cette aide factice que nous avons adopté.

Il est fort probable qu’un “second cerveau” n’échapperait pas à ce genre de biais. Tout comme Socrate indiquait sa crainte d’observer, par l’arrivée de l’écriture, une perte de mémorisation en une civilisation où la tradition orale fut clef, de nos jours l’externalité de nos idées et nos savoirs stockés numériquement avec sa fonction automatique de liaisons pourrait-elle amoindrir nos facultés synaptiques à établir de nouveaux assemblages? Je ne le penses pas. Même si je n’ai que quelques mois de recule sur l’outils, je ne peux que témoigner de l’aspect très stimulant d’Obsidian, sa simplicité, sa puissance et sa polyvalence, ainsi que, plus que tout, les nouvelles pistes qu’il propose.

Limites

Comme pour un Bujo, un “second cerveau” permet de partir d’un espace complètement vierge pour construire de A à Z sa structure, son organisation et son contenu. Pour ça, modeler soi-même, selon ses besoins personnels, sans réelles limites, ce genre d’assistant qui, quotidiennement, va nous accompagner est inégalable.

Alors, Obsidian, aucun point négatif ? A mes yeux pas vraiment. Le seul que je voudrais, toutefois, mettre en avant ici, est sa licence. En effet, même si actuellement Obsidian est utilisable librement (sauf la sync qui est payante), il n’est pas open source. Donc, à tout moment ses créateurs peuvent décider d’en conditionner l’accès. C’est là que des solutions comme Logseq, Zotero, Zettlr, entre autres qui, étant libres, peuvent s’y substituer. Je ne peux m’engager sur leur efficience et la complétude de leurs fonctionnalités car je n’ai pris connaissance de leur existence qu’à posteriori. Toutefois, j’imagine que la migration devrait pouvoir s’effectuer sans grande difficultés, car le contenu de ce “second cerveau” ne se résume qu’à de simples fichiers Markdown.

Pour aller plus loin

Les temps de confinement obligent à s'adapter. Alors que de nouvelles habitudes et réorganisations s'opéraient, nos fréquentes parties de Magic The Gathering IRL se voyaient confiscées. Cette fraîche contrainte me fit entrevoir une possibilités que je m'étais, jusqu'alors, refusé: ma venue sur MTGA.

C'est en plein cœur des années 90, que je me saisissais pour la première fois de ce jeu de table. Initié par des camarades de lycée qui, squattant une table du self désert aux récréations, enchaînaient les parties et me firent découvrir au fur et à mesure leurs mécaniques. C'est avec l'extension Ère glaciaire que je m'armais d'une première bibliothèque de fortune, me permettant d'endosser à mon tour le rôle de magicien.

Puis, l'arrivée de Terre Natale nous fit, comme beaucoup, délaisser ce jeu de role. Pensant cette firme morte et enterrée, je fus surpris de découvrir que la production n'avait, depuis, jamais cessé. C'est donc en 2011, avec Innistrad, que j'épousais de nouveau cette occupation, et par la même, tissant de naissantes camaraderies, de joueurs devenu avec le temps des proches.

Inconditionnel des cartes physiques, je m'étais juré de ne pas user leur forme dématérialisé. Le confinement me poussant à revoir ma copie, et quelques parties de standard pour m'habitué à l'outil, j'ai eu l'idée délirante de diffuser quelques parties sur Youtube. Puis, de suite, émargea d'autres projets, d'autres possibilités. Initialement, propulsé par l'envie de partager mes parties de MTGA, cette chaine s'est vu accueillir un lieu ou je pourrais déployer d'autres moments agréables: retro 80-90, podcasts, etc. Bref, créer un petit monde agréable, ouateux, avec l'unique prétention de divertir et partager un peu de moi.

Donc, n'hésitez pas à vous rendre à la Taverne de Tigrou sans plus attendre.

Bon visionnage

Certains diront que ça fait un siecle que j'ai pas posté d'article, tout ça, machin... Ok, je m'excuse, je tacherais d'être plus assidu. Voilà, bon !

Mais durant ce long silence, plein de choses se sont passées. Entre autres, le sujet de ce post: Je suis devenu membre du FabLab Robert-Houdin (Blois) ! \o/

A quoi reconnaît-on un maker-space comme le FabLab ? A son accueil, sa convivialité et au fait que l'on se sent très rapidement aussi à l'aise que chez soi. En découvrant ce lieu, j'ai très vite perçu que les limites de création sont établies par notre mental et peuvent être dépassées à l'infini (si nous nous autorisons à faire péter certains patterns engluants que nous nous sommes imposés).

Puis, dans cette grande Auberge espagnole du DIY (Do It Yourself), je peux constater que les différentes compétences de chacun apportent une nouvelle optique, plus ouverte, plus poussée, apportant de nouvelles pistes de réflexion et la solution à certains problèmes. Aussi, toute cette petite ruche (communauté), cette équipe sévèrement burnée hyper-expérimentée, est constituée d'individus spécialisés dans leurs domaines. Donc, au FabLab Robert-Houdin vous pouvez:

  • Faire de l'impression 3D
  • Découper (laser, fraiseuse, vinyle, carton, ...)
  • Monter des projets robotiques (Arduino, Rasberry, ..)
  • Créer une ruche connectée
  • Travailler les matériaux brutes (soudure métal, percer, creuser du bois, ...)

D'ailleurs, il est bluffant de voir le détournement d'objets récupérés: le bar à base de palettes, un vieux radiateur réhabilité en sofa, des pièces de métal sublimées en papillon lumineux.

Alors, quoi? Eh bien, personnellement, le FabLab va me permettre d'aiguiser, et développer mon sens pratico-pratique, et donc, me permettre de dépasser, bouger, exploser mes barrières (freins) pour créer concrètement, un peu plus, dans la matière.

Pour reprendre l'initiative de Denis, je vous invite, si l'Hackabilité est votre passion, à vous rendre à votre FabLab le plus proche de chez vous pour découvrir tout ce nouveau continent créatif.