Les Connexions au Vivant

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Cet article évoque le sujet des Voyages Astraux. Et plus particulièrement, de mes premières Sorties Hors du Corps (SHC). Il est une copie d'une partie de mon journal publié sur Astral-Spirit. K. m'a confronté, un nombre démesuré de fois, à mes peurs paniques les plus profondes, dangereuses et terrifiantes. Les pleurs, les appels, les cris, les craquements, les mains qui frôlent ou qui agrippent (liste non-exhaustive), tous ces faits bouleversants, commun à tous voyageurs astraux, me furent appréhendables par mon vécu tout aussi déconcertant. Ici, il est question d'un simple feedback, de mon cheminement, libre à chacun de piocher, ou non, les éléments qui lui parleront le plus. Restant à penser qu'un minimum de clarté dans sa structure est requis pour découvrir l'astral. Toutes expériences nous invite à évoluer.

Théorie

Le voyage astral est une aptitude naturelle, innée, que chacun effectue quotidiennement. L’activité onirique est une Sortie Hors du Corps (SHC) en pilotage automatique, avec le Subconscient(SubCs) aux manettes pour orienter, ou modeler, le rêve et ainsi communiquer avec l’Inconscient(ICs) et le mental. Or, dans certains cas, il arrive que la décorporation ne s’effectue pas de façon dirigé, le SubCs laissant temporairement la main, mais en complète autonomie consciente. Un exemple typique de ce genre de SHC souvent témoignée est le récit des protagonistes de NDE. D’autres situations, moins extrêmes, peuvent enclencher ce process, comme un choc psychologique brutal ou une douleur insoutenable.

En dehors de ces fusibles corporels, il est possible que ce dégagement survienne naturellement. Soit spontanément, une poignée d’habitués le manie quotidiennement depuis leur enfance ou après une première extirpation inopinée. Soit, cherchant à le provoquer par le biais de “techniques”.

C’est un jeu très acéré. Il suffit, de manière générale, à saisir le moment précis où, juste avant ou après le sommeil, la conscience quitte ou réintègre le corps. Mais, ces moments de bascule sont des fenêtres très brèves et difficiles à saisir.

Premiers drifts

Comme beaucoup j’avais commencé par tester l’endormissement. Toutefois, je me rendais compte de la fastidiosité de cette option: il fallait que le corps soit relâché, endormis jusqu’en devenir imperceptible, puis la conscience devait vagabonder, de là les bruits saisissants arrivaient (pleurs, cris, craquements, etc), les sensations d’agrippement, d’être poussé, et enfin le Gardien du Seuil (GateKeeper), aux prémices de la décorporation, qui etait clairement l’ultime garde-fou traumatisant. Après un paquet d’heures de tests sans réels dingueries attendues, j’abandonnais lâchement cette volonté.

Pourtant, quelques mois plus tard, le 3 mars 2019 vers 3h du matin (oui, mon ICs est très joueur, kabbaliste sur les bords, fan de synchronicités), alors que je réintégrais la densité, je fis ma première SHC. Avant de ressentir mon corps, je fis le choix conscient et instantané de renoncer à ce processus, pour partir dans les strates astrales. La sortie a été d'un naturel déconcertant, mon esprit se redressait comme si je me levais le matin, sans aucune résistance, comme un gant qu'on quitte. Malgré tout, aucune surprise, ça me semblait être une opération commune (comme respirer, parler ou marcher), comme si je l'avais effectué quotidiennement (ce qui n'est pas faux). Ma conscience et mes perceptions était beaucoup plus fortes et légères qu’IRL ou dans un RL. Là où la déception fut grande, c'est sur ce qui m'entourait. Certes, ma vision était là, mais j'étais maintenu, entouré, contenu dans une sphère au parois de coton noir. Vu que le coton n'était pas étalé de manière homogène, je pouvais entrevoir la lumière extérieure à travers les nombreux espaces cotonneux moins denses. Par manque d'habitude, un peu paumé et ne sachant pas quoi faire, je réintégrais mon corps. A lire différents Astral-RT, je constatais que les filtres visuels étaient choses communes aux premières sorties, apparemment, ces derniers sont levés avec le temps ou par demande à son guide.

Puis, le 6 juin qui suivit, vers 6h du matin, juste avant de retourner dans mon corps, je me retrouvais hors de celui-ci. Donc, pas de décorporation, j'étais déjà décorporé. Ma bulle de coton noir était absente. J'étais plongé directement dans mon environnement, et c'était une sensation assez singulière: Je flottais à la vertical, les bras étendus, baignant dans un fluide énergétique si doux et accueillant, dont je pouvais sentir ses différents courants me traverser. Cette marrée n'avait pas de température, elle était plutôt neutre, tirant vers un froid agréable, comme une brise d'air. Être en contact direct avec cet océan infini, m'inspirait une liberté illimitée. J'étais bien dans ma chambre, malgré une myopie-astral carabinée je pouvais entrevoir mes posters (oui, ma chambre est resté tapissée de posters), et à peu près un mètre, je pouvais voir mon corps alité dormant, avant de le réintégrer. Cette SHC m’apporta deux convictions fortes, qui modifièrent en profondeur mes perceptions de ce monde : Le niveau de conscience est beaucoup plus limpide, clair et aiguisé dans l’astral, et il me semble être notre état initiale de Cs en tant qu’Être, contrairement à nos états “matriciels” (diurne ou onirique) très limités. Ensuite, le fait de voir son corps, et d’en être dissocié m’a démontré indéniablement avec force que nos existences ne se résume pas qu’aux limites de notre corps.

Quelques jours plus tard, au moment de réintégrer mon corps je repartis, toujours avec une myopie-astral j’essaie de vérifier que j’étais bien dans ma chambre puis commençant à vouloir partir j’entendis un clair “Ouhouh” qui venait d’en bas de chez moi, c’était clairement la voix d’une connaissance qui m’appelait. Ce son était net, il semblait à s’y méprendre être capté par le canal auditif, alors je concluais que cet appel devait venir de la matière. Pour que cette personne vienne à cette heure il devait se passer quelque chose d’important, alors je réintégrais mon corps, pour au final me rendre compte qu’il n’y avait personne. Une belle leçon sur les perceptions, me montrant que les sons entendus dans l’astral étaient aussi, voir plus, vrais que dans la matière.

Enfin, encore quelques mois plus tard, lors du deuxième LockDown C..idien, où mon mal-être était à son climax, mes amis pourront en témoigner, j’apprenais une tragique nouvelle pour un de mes très proches, mon analyse de sang révélait un soucis (résolu depuis), et d’autres mauvaises nouvelles s’accumulaient. D’un quasi-K.O psychique, un soir, au moment de l’endormissement, alors que j’étais couché en chien de fusil, je SHC d’une façon rapide et déconcertante, les longues phases (bruits, etc.) étaient shuntées, même le GateKeeper, presque imperceptible, me déballa un tapis rouge. En fait, mon SubCs me servit sur un beau plateau un petit moment d’émerveillement histoire de me ressourcer un peu.

Conclusion et précisions

L’astral-RT de ces premières SHC me permettent de vous témoigner qu’il est capital, si vous souhaitez approcher les strates Astrales, vous devrez essayer plusieurs techniques (et il en existe pléthore) pour voir laquelle vous convient. Par ex. pour ma part je suis resté un moment à essayé une décorporation par l’endormissement, alors que ma structure avait plus de facilité à la réintégration (au “réveil”).

Pour conclure ce premier témoignage, je voudrais préciser que je découvris que l’océan où je baignais à ma première sortie était plutôt, d’après Altruisme essentiel un espace intermédiaire permettant de nettoyer l'émotionnel. Un peu comme le petit bain à la piscine, une zone safe, tout proche de l'Astral, permettant d'aborder le grand bain avec un minimum de sérénité. Ce qui me fait dire, en voyant toutes ces étapes, que mon inconscient semble être précautionneux. A ma plus grande joie, il m’était agréable de constater cette bienveillance, plutôt que de me voir directement projeté n'importe comment on ne sait où. Même si ce step-by-step est plus long.

Durant une SHC, afin d'éviter de provoquer le désordre dans cette dimension flottante, je décidais de réintégrer mon corps. Et là, j'observais une lenteur inhabituelle du processus. A tel point, qu'un état transitoire de dissociation fût de rigueur. Si traînant, que j'étais coupé en deux, entre une partie qui reprenait possession du corps et l'autre encore perché dans l'océan astral. Une sensation très singulière, qui me révéla la réponse au fait que, bon nombre de fois, je me réveillais avec un très bref instant, dans une réalité superposé. En fait, je ramenais avec moi les plans astrales et oniriques explorés. Mais, nous pourrons développer tout ça un peu plus en détail lors d’un prochain article.